Yueji, Jieqi et 12 souffles : quand la musique et le temps réaccordent le cœur

Quand on parle aujourd’hui de santé du cœur, on pense spontanément à la tension artérielle, au cholestérol, à la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC), à la cohérence cardiaque…
On pense beaucoup moins à la musique.

Et pourtant, il y a plus de 2 000 ans, un texte chinois étonnant liait déjà :

  • la musique,
  • le cœur,
  • les émotions,
  • et le rythme des saisons.

Ce texte s’appelle le Yueji – le “Mémoire sur la musique”.
C’est lui qui inspire en profondeur mon travail sur les Jieqi (les “nœuds de souffle” de l’année) et sur les 12 souffles du monde.

Dans cet article, j’aimerais vous emmener dans un dialogue entre :

  • un texte classique de la Chine ancienne,
  • la médecine chinoise,
  • la cardiologie moderne,
  • et une question très simple :

Comment laisser le temps, la musique et le souffle réaccorder le cœur ?

1. Le Yueji : un classique de la musique, du cœur et du temps

Le Yueji n’est pas un traité isolé : il constitue l’un des chapitres du Liji – le Livre des rites, l’un des grands classiques du confucianisme, mis en forme sous la dynastie Han à partir de matériaux plus anciens.

Pendant des siècles, ce texte a été considéré comme le principal témoin d’un “Classique de la musique” (Yuejing) aujourd’hui perdu : la référence de base, dans la tradition chinoise, dès qu’il s’agit de penser les liens entre musique, cœur, société et ordre du monde.

On n’est pas dans un manuel de solfège. Le Yueji se situe à la croisée de :

  • la cosmologie (Ciel, Terre, saisons),
  • l’éthique (comment vivre ensemble, comment gouverner),
  • et la pratique musicale.

En filigrane, une question traverse le texte :

Que se passe-t-il dans le cœur humain quand la musique est juste… ou quand elle ne l’est plus ?

Pour notre époque, habituée aux courbes de VFC et aux applis de respiration, ce vieux texte est étonnamment proche de nos préoccupations.

2. Trois idées du Yueji qui nous parlent aujourd’hui

Sans entrer dans tout le détail, trois idées centrales du Yueji peuvent éclairer notre façon moderne de prendre soin du cœur.

2.1. La musique naît du cœur ému

Pour le Yueji, tout commence par le cœur ému :

  • les événements de la vie,
  • les injustices, les joies, les deuils,
  • les changements de saison,

touchent le cœur, mettent le Qi en mouvement.
Ce mouvement intérieur cherche une expression :

  • d’abord le cri, la voix,
  • puis, plus tard, la musique.

La musique est donc la forme sensible de nos émotions, leur visage sonore.

2.2. La musique agit en retour sur le cœur

Le texte insiste tout autant sur l’effet de la musique :

  • certains types de musique assombrissent, ramollissent, rendent apathique,
  • d’autres excitent, dispersent, agitent,
  • d’autres encore apaisent, recentrent, clarifient les émotions.

La “bonne” musique, pour le Yueji, n’est pas celle qui flatte notre état du moment, mais celle qui le met en forme et le ramène à une mesure juste :
un état d’harmonie centréeZhong He 中和, où l’on n’est ni débordé ni éteint.

On pourrait dire :

La musique ne sert pas seulement à “nous ressembler”,
elle peut nous aider à nous rassembler.

Ces intuitions anciennes ne sont d’ailleurs pas coupées des données modernes. Une revue systématique Cochrane menée par Bradt, Dileo et Potvin (2013) montre que, chez des patients atteints de maladie coronarienne, l’écoute de musique adaptée permet de réduire le stress et l’anxiété, avec des effets associés sur la fréquence cardiaque, la pression artérielle et certains marqueurs de détresse psychologique.
Bradt J, Dileo C, Potvin N. Music for stress and anxiety reduction in coronary heart disease patients. Cochrane Database of Systematic Reviews. 2013;2:CD006577.

2.3. Rites et musique : l’extérieur et l’intérieur

Le Yueji associe sans cesse deux pôles :

  • le rite (li 礼)
    → qui ordonne les gestes, les formes extérieures, les codes relationnels ;
  • la musique (yue 乐)
    → qui transforme les émotions, le cœur, le Qi de l’intérieur.

Les rites donnent la forme extérieure ;
la musique ajuste la résonance intérieure.

C’est exactement ce que j’essaie de faire dans O2Qi :

  • les postures, les cadences respiratoires, les gestes jouent le rôle de “rites modernes”,
  • la musique intervient comme un vecteur d’harmonisation interne, au niveau du cœur, du système nerveux autonome, du ressenti.

2.4. La musique doit être accordée au temps

Enfin, le Yueji rappelle que la musique ne peut pas être complètement abstraite du temps :

  • du temps qu’il fait,
  • du temps de l’année,
  • du temps de la vie.

Une musique (et plus largement une ambiance sonore) totalement déconnectée des saisons, des rythmes naturels, finit par créer une forme de dissonance : entre ce que vit le corps et ce que reçoit le cœur.

C’est là que les Jieqi entrent en scène.

3. Les Jieqi : la respiration de l’année

Nous connaissons tous les quatre saisons.
La tradition chinoise va plus loin et distingue 24 Jieqi, des “nœuds de souffle” qui jalonnent l’année.

On y trouve :

  • des repères que nous connaissons :
    début de printemps, équinoxes, solstices, début d’été, début d’hiver…
  • et des moments plus subtils, aux noms évocateurs :
    “éveil du tonnerre”, “grande chaleur”, “rosée froide”, “petite neige”…

Les Jieqi décrivent la respiration de l’année :

  • des temps d’inspiration (le Qi monte, se déploie),
  • des temps d’expiration (le Qi descend, se rassemble),
  • des temps de pivot (solstices, équinoxes, bascules).

Dans ma pratique clinique, je constate combien nos corps et nos émotions réagissent à ces changements :

  • nervosité ou fatigue au tout début du printemps,
  • agitation ou surchauffe en été,
  • mélancolie au cœur de l’automne,
  • ralentissement et besoin de cocon en hiver.

C’est à partir de là qu’est né le projet des 12 souffles du monde :

  • proposer, pour douze grands moments de l’année inspirés des Jieqi,
  • des respirations et des musiques qui accompagnent le Qi du moment,
  • non pas pour le neutraliser, mais pour l’amener à sa forme harmonieuse.

Pour cela, une notion devient centrale : le centre saisonnier.

4. Un centre ou des centres ?

Cohérence cardiaque et Zhong He saisonnier

Notre époque a remis au goût du jour la cohérence cardiaque :

  • un certain rythme respiratoire (souvent autour de 6 respirations/minute),
  • une forme de courbe de VFC jugée favorable,
  • utilisée comme centre de référence pour calmer le système nerveux autonome.

C’est un outil que je respecte et que j’utilise.
On peut le considérer comme un centre neutre : un réglage de base vers lequel revenir lorsque tout s’emballe.

La pensée chinoise traditionnelle, elle, propose une autre façon de voir le centre.

4.1. Les pouls des quatre saisons : le centre se déplace

En médecine chinoise, on ne parle pas d’un seul pouls “normal” valable toute l’année, mais de pouls normaux de saison :

  • Au printemps, un pouls un peu plus superficiel et légèrement tendu est cohérent avec la montée du Qi du Bois.
  • En été, un pouls un peu plus vaste, plein en surface reflète la diffusion du Feu.
  • En automne, un pouls plus net, resserré, accompagne le mouvement de tri du Métal.
  • En hiver, un pouls plus profond, enraciné, témoigne du recueillement de l’Eau.

Dans ces quatre cas, nous sommes pourtant dans un état harmonieux, un Zhong He saisonnier :

le Qi suit la saison sans excès ni manque.

Le centre de printemps n’est pas le centre d’hiver,
et pourtant chacun est un centre.

4.2. De la norme unique à la famille de centres vivants

On peut résumer ainsi :

  • La cohérence cardiaque standard cherche un centre unique, valable toute l’année.
  • Le Zhong He saisonnier suggère une famille de centres, accordés au Qi du moment.

La thèse qui soutient mon travail est la suivante :

Il n’existe pas un seul centre universel, mais une constellation de centres vivants,
qui se déplacent avec le temps tout en gardant le cœur au centre.

Les 12 souffles du monde s’inscrivent dans cette vision.
La cohérence cardiaque reste une ressource précieuse, mais l’objectif n’est pas de plaquer le même schéma respiratoire sur janvier, mai ou août.
L’objectif est de retrouver, pour chaque période, son centre saisonnier.

5. Des respirations et des musiques pour retrouver le centre saisonnier

Concrètement, pour chaque souffle lié à un Jieqi, je me pose trois questions :

  1. Quel est le mouvement naturel du Qi ?
    • monte-t-il ? descend-il ? se rassemble-t-il ? se diffuse-t-il ?
  2. Quelles émotions risquent d’apparaître ou de s’exacerber ?
    • irritabilité, fatigue, tristesse, excitation, peur, etc.
  3. Quel centre saisonnier visons-nous ?
    • élan clair mais non explosif,
    • joie paisible plutôt que surchauffe,
    • tristesse respirante plutôt que mélancolie écrasante,
    • recueillement vivant plutôt qu’enfouissement.

La musique et la respiration deviennent alors des outils très concrets pour :

  • reconnaître l’état du moment (sans le nier),
  • l’accompagner dans un cadre stable,
  • l’orienter vers une forme plus juste, propre à la saison.

Mais comment savoir si le mouvement saisonnier reste harmonieux… ou s’il déborde ?

6. Quand le mouvement saisonnier déborde : repères cliniques pour le cœur et le Qi

Parler de centre saisonnier ne signifie pas que tout devrait être confortable en permanence.
Cela signifie que le mouvement propre à chaque saison peut :

  • rester dans sa mesure → centre saisonnier,
  • ou basculer dans l’excès ou le blocage → symptômes, malaise, fatigue.

Voici quelques repères, inspirés à la fois de la médecine chinoise et de l’observation clinique.
Ils ne remplacent évidemment pas une consultation, mais peuvent vous aider à mieux lire ce que vous ressentez.

⚠️ Attention
En cas de douleur thoracique, d’essoufflement inhabituel, de malaise, de palpitations importantes ou d’inquiétude sur votre cœur,
consultez un médecin sans délai.
Ce qui suit est une grille de lecture, pas un outil de diagnostic.

6.1. Printemps : le mouvement qui monte

Mouvement saisonnier
Le printemps (Bois) est la saison de l’élévation, de l’élan, de la mise en route.

Centre printanier

Quand le Qi de printemps est harmonieux, on observe souvent :

  • un regain d’énergie après l’hiver,
  • une envie de bouger, de lancer des projets,
  • un tonus corporel un peu plus marqué, mais élastique,
  • une sensibilité émotionnelle un peu plus vive, sans débordement.

Côté cœur :

  • le cœur peut s’accélérer plus facilement à l’effort,
  • mais il se calme bien au repos.

Quand ça déborde

Si le mouvement de montée s’exagère ou se bloque :

  • tension de la nuque et des trapèzes, mâchoire serrée,
  • maux de tête, sensation de “pression dans la tête”,
  • irritabilité, impatience, colères difficiles à contenir,
  • augmentation possible de la tension artérielle chez certaines personnes,
  • palpitations lors de montées d’énervement, bouffées vers le haut,
  • difficultés d’endormissement sur fond d’agitation.

On pourrait dire : le Bois pousse trop fort, ou se cogne à des obstacles.
Le travail respiratoire et musical de printemps cherchera alors à orienter cet élan plutôt qu’à le casser.

6.2. Été : le mouvement qui se diffuse

Mouvement saisonnier
L’été (Feu) est la saison de la chaleur, de l’ouverture, de la diffusion.

Centre estival

Lorsqu’il est harmonieux :

  • la chaleur est globalement bien tolérée,
  • l’envie de lien social augmente,
  • la joie est plus disponible,
  • l’activité est plus intense, mais ressentie comme fluide.

Côté cœur :

  • le cœur bat un peu plus vite, mais sans donner l’impression de “déborder”,
  • le sommeil reste globalement correct, même si les soirées s’allongent.

Quand ça déborde

Quand le Feu s’emballe :

  • sensation de surchauffe interne,
  • palpitations, impression que le cœur réagit à tout,
  • agitation, difficultés d’endormissement, réveils nocturnes,
  • sueurs abondantes (au moindre effort ou même au repos),
  • sentiment de ne jamais se poser vraiment, d’être “toujours en haut”.

On pourrait dire : le Feu se diffuse sans repos, le cœur brûle trop fort.
Les pratiques d’été visent alors à maintenir la joie, mais en offrant des espaces de décantation et de repos au cœur.

6.3. Automne : le mouvement qui se resserre

Mouvement saisonnier
L’automne (Métal) est la saison du tri, du recentrage, du dépouillement.

Centre automnal

Dans sa version harmonieuse :

  • on ressent un besoin de ranger, de faire le tri (dans ses affaires, ses relations, ses projets),
  • la respiration est un peu plus courte qu’en été, mais reste confortable,
  • une mélancolie légère peut apparaître, mais elle reste supportable, presque douce,
  • le désir de simplifier et d’aller à l’essentiel se renforce.

Côté cœur et souffle :

  • le rythme cardiaque est stable,
  • les soupirs soulagent,
  • la cage thoracique est présente, mais pas oppressée.

Quand ça déborde

Lorsque le mouvement de resserrement se contracte trop :

  • sensation de poids sur la poitrine, gorge serrée,
  • respiration courte, haut perchée, difficilement satisfaisante,
  • besoin de soupirer en permanence sans être soulagé,
  • tristesse lourde, ruminations sur le passé,
  • difficulté à laisser partir ce qui doit partir.

On pourrait dire : le Métal se crispe, il retient au lieu de simplement clarifier.
Les souffles et musiques d’automne chercheront à redonner de la souplesse à la respiration et de la légèreté au cœur.

6.4. Hiver : le mouvement qui s’enfonce

Mouvement saisonnier
L’hiver (Eau) est la saison du repos profond, du stockage, du retour à l’intérieur.

Centre hivernal

Quand le mouvement de l’Eau est harmonieux :

  • on ressent un besoin plus marqué de sommeil et de calme,
  • on accepte un ralentissement du rythme,
  • on a envie de cocon, de chaleur, de silence,
  • on se tourne plus facilement vers l’intérieur (bilan, maturation de projets).

Côté corps :

  • les extrémités peuvent être un peu plus froides, mais cela reste supportable,
  • la fatigue est réelle, mais récupère avec un repos suffisant.

Quand ça déborde

Lorsque le retrait va trop loin :

  • extrémités très froides, frilosité difficile à réchauffer,
  • fatigue profonde qui ne récupère pas, même après repos,
  • sensation de lourdeur, de lenteur généralisée,
  • moral plombé, difficulté à se projeter, à imaginer l’avenir,
  • tendance à s’isoler par inertie, à “hiberner” plus que nécessaire.

On pourrait dire : l’Eau ne nourrit plus la vie intérieure, elle stagne.
Les pratiques d’hiver chercheront à respecter le besoin de repos, tout en maintenant un fil de chaleur et de présence, pour éviter que le repli naturel ne se transforme en gel.

7. Ce que je cherche à faire avec O2Qi®

Avec O2Qi®, mon intention n’est pas de vous proposer une énième méthode de respiration standard “valable pour tout le monde, tout le temps”.

Ce qui m’intéresse, c’est le dialogue vivant entre :

  • les textes anciens comme le Yueji,
  • la physiologie moderne (cœur, système nerveux autonome, émotions),
  • et des gestes simples : respirer, écouter, sentir, se laisser toucher par le rythme des saisons.

Les Jieqi et les 12 souffles du monde sont une manière de :

  • quitter l’illusion d’un centre unique,
  • apprendre à reconnaître nos centres saisonniers,
  • et utiliser la respiration et la musique pour revenir, jour après jour, vers ces centres vivants.

Le Yueji suggérait déjà, il y a plus de deux millénaires, que la musique pouvait ramener le cœur à l’harmonie en respectant le Qi du temps.
Aujourd’hui, avec O2Qi, j’essaie humblement de traduire cette intuition dans un langage contemporain, pour vous aider, souffle après souffle, à retrouver votre centre vivant, au rythme du monde.

Annexe – Musique au temps du Yueji : les cloches du marquis Yi de Zeng

Pour approcher concrètement l’univers sonore dans lequel a été pensé le Yueji, il est fascinant d’écouter les cloches du marquis Yi de Zeng (曾侯乙编钟, Zenghouyi bianzhong).

En 1978, les archéologues ont mis au jour, près de Suizhou (province du Hubei), la tombe intacte d’un seigneur nommé Yi, marquis du petit État de Zeng, datée d’environ 433 av. J.-C. – c’est-à-dire la même période que la fin des Royaumes combattants, juste avant ou pendant le moment où se mettent en forme les textes comme le Liji et le Yueji.

Dans la chambre centrale de cette tombe, on a découvert un ensemble musical spectaculaire : un orchestre de 64 cloches de bronze suspendues sur deux grands portiques en bois, disposées sur trois niveaux, couvrant environ cinq octaves. Chaque cloche peut produire deux hauteurs différentes selon l’endroit où elle est frappée. Sur les parois de nombreuses cloches, des inscriptions indiquent les noms de sons et les relations d’accord entre les systèmes de Zeng, Chu et Zhou : ce sont de véritables « documents de théorie musicale » du Ve siècle avant notre ère.

Autour de ces cloches, la tombe contenait aussi d’autres instruments : pierres sonnantes (编磬biānqìng), flûtes, orgues à bouche ( shēng), et cordes pincées, le () ou le (qín), ancêtres du 古琴 (gǔqín).

On comprend ainsi que la musique de cour de cette époque n’était pas seulement une suite de sons isolés, mais déjà une polyphonie raffinée, jouée par plusieurs musiciens, dans un contexte à la fois rituel et politique.

La courte vidéo de trois minutes que je vous propose en fin d’article présente une reconstruction moderne de cette musique : on y entend une copie des cloches du marquis Yi, accompagnées d’un sheng et d’un instrument à cordes pincées (guzheng). Il ne s’agit évidemment pas d’un enregistrement “authentique” de l’époque, mais d’une évocation crédible de ce que pouvait être une musique rituelle de cour au temps du Yueji :

  • la pulsation lente et profonde des cloches,
  • le tissage des hauteurs qui se répondent,
  • le souffle du sheng et la ligne plus souple des cordes.

Écouter cette musique, même brièvement, permet de relier l’abstraction du texte (Yueji, Zhong He, harmonie du cœur et de la société) à un paysage sonore réel : celui d’une cour de l’antiquité chinoise où la musique n’était pas un simple divertissement, mais un instrument de mise en ordre du monde, exactement comme le décrivent les anciens.

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